Biographie
de Pascal Obispo
Pascal Obispo, 35 ans, 4 albums à succès, s’est forgé une stature de star. De "Plus que tout au monde" à "Soledad", il est devenu l’un des chanteurs-compositeurs les plus aimés de sa génération.
Né le 8 janvier 1965 à Bergerac, très vite sa famille s’installe à Bordeaux, car son père est footballeur professionnel aux Girondins. A huit ans, ses parents divorcent et il se trouve entouré de trois femmes qui l’élèvent : sa mère, sa tante et sa grand-mère. Pascal acquiert alors une sensibilité quasi-féminine, qu’il est aujourd’hui le premier à revendiquer et dont ses chansons sont imprégnées.
A treize ans, Pascal quitte
Bordeaux pour Rennes. C’est son époque Beatles, où il ne
rate aucune nouveauté de la pop british. Au lycée, il se met à
la musique : il forme avec des copains de classe le groupe Words of Goethe en 1979.
Parce qu'il a raté son bac, il est envoyé à l’armée,
avec des commandos.
Après avoir été guitariste avec Words of Goethe, Pascal,
à 23 ans, rencontre Franck Darcel (ex-membre du groupe Marquis de Sade) et réussit
à s’imposer comme chanteur de Senso en 1988. C’est avec ce groupe, que pour la première
fois, Pascal chante en leader et il tourne son premier clip en 1990 ("Jeune révolution").
Il quittera Rennes en 1991, pour tenter sa chance à Paris en solo. Autodidacte à la guitare comme au piano, Pascal écrit ses premières propres mélodies. A 25 ans, Pascal sort son premier album solo ("Le long du fleuve") et son premier single ("Les avions se souviennent") est aujourd’hui un collector.

Son premier grand succès sera "Plus que tout au monde", sorti en septembre 1992, extrait de l’album du même nom, qui s'écoulera à 170 000 exemplaires. Ses textes, sincères, sont totalement autobiographiques.
Déchaînant les passions chez son public à 80 % féminin, Pascal a su imposer son style et son univers qui déclenchent en ce cas une « Obispomania ».
Le premier concert de Pascal
eut lieu en décembre 1993 au Passage du Nord-Ouest à Paris. Le
contraste avec les foules qu’il déplace aujourd’hui est saisissant. Contraste
aussi son assurance sur scène et sa timidité dans la vie.
« Je suis un peu timide, mais
c’est vrai que ça ne se voit pas vraiment, parce que je me protège
beaucoup. Et sur scène, ça se traduit par des blagues avec les
musiciens ou avec le public. Mais je ne suis pas quelqu'un qui aime parler.
Je me sens si ridicule, j’ai envie de me planquer, et pourtant il faut que je
le fasse, parce que c’est mon métier. Je comprends que lorsque les gens
aiment un chanteur ou des chansons, ils aient le besoin à un moment d’aller
plus loin et de connaître la personne. Et j’ai toujours redouté
ce moment... »

Avec son deuxième album, "Un jour comme aujourd’hui" sorti en octobre 1994, le succès fut lent à venir et il ne décolla vraiment qu’au bout d’une année, avec la sortie du troisième titre, "Tombé pour elle". Dans cette chanson, qui est véritablement un tube, Pascal cite tous les lieux de son enfance (la dune du Pyla, Arguin, Ferret, Piquey, Frédéliand). Après "Plus que tout au monde" et "Les mains qui se cherchent", ce titre a fortement contribué à l’installer au devant de la scène musicale française. Ce deuxième album se vendra à plus de 410 000 exemplaires.
Depuis, Pascal génère
de véritables passions chez ses fans, dûment inscrit(e)s à
son fan-club et qui n’hésitent pas à le suivre lors de tous ses
déplacements.
En tournée, Pascal et ses musiciens aiment travailler un son de scène
et de groupe. Maintenant, Pascal peut enfin faire un break et se consacrer pleinement
à l’écriture de son quatrième album.
Les concerts d’Obispo se jouent désormais à guichets fermés
pour un public de plus en plus nombreux et fidèle. Véritable débauche
de sons et de lumière, Pascal a su, là aussi, imposer son style.

Sorti en octobre 1996, "Superflu", le troisième album de Pascal s’est vendu à plus d'1,2 million d’exemplaires, récoltant un disque de diamant. Titre ambigu pour un album majeur, qui est considéré comme l’album de la consécration, même si Pascal préfère en parler comme celui de la continuité.
Dès lors incontournable dans le paysage musical français, Obispo écrit aussi pour les autres : Delpech un peu, Zazie souvent, Hallyday beaucoup, Kaas passionnément, Pagny évidemment, sans oublier Calogéro.
Avec Johnny, Pascal signe sa collaboration la plus prestigieuse en ayant entièrement écrit et produit
son album "Ce que
je sais", sorti le 24 janvier
1999. La chanson "Allumez
le feu", dont Zazie signe les
paroles, a d'ailleurs constitué un grand moment du concert de Johnny
au Stade de France.
Pour cet album, Pascal s’est, comme à l’accoutumée, entouré
des ses fidèles amis : Didier Golemanas et Lionel Florence qui, outre
Zazie, signent les textes des chansons.
Son quatrième opus est un double CD live, enregistré au Zénith de Paris et à Lyon. Reflétant l'ambiance de ses concerts, cet album confirme bien tout le talent de Pascal, et révèle une autre dimension du personnage : celle de la bête de scène. En plus du son, la vidéo Live 98 nous apporte l'image. |
|

Son dernier album s'intitule "Soledad", sorti le 2 décembre 1999, plus de trois ans après Superflu. En plus de ses nombreuses coopérations avec d'autres artistes, Pascal a su profiter de ce laps de temps pour peaufiner douze nouveaux titres qui apparaissent plus matures, et une voix plus grave, mais toujours aussi sensuelle.
A 35 ans, même s’il chante
"Superflu", Pascal pense que la famille est essentielle.
« J’adore la musique et c’est
honnêtement ma passion, mais la famille, c’est ce qu’il y a au-dessus.
Je pense que les enfants doivent être la plus belle chose qui existe au
monde. » L'artiste aura bientôt
l'occasion de le vérifier avec sa femme Isabelle.
Et même s’il considère qu’il a encore une grande marge de progression devant lui, Pascal a déjà réussi le tour de force de devenir l’un des auteurs-compositeurs favoris des français en à peine 4 albums.
Pascal a bien voulu répondre au "Questionnaire amour".
Biographie référenciée dans l'Abécédaire
Biographique.
